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Presse • Le Télégramme 2 |
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Le Télégramme | 7 juin 2006 Édition Sud | Supplément Pays de Quimper CLAPS SUR MER Ar-Men est le premier volet d’une série consacrée à la mer. Le film tourné par Gilles Auffret en Pays bigouden, raconte l’histoire d’un gamin, fasciné par le phare Ar-Men et qui, pour s’en approcher, s’embarque pour la pêche. Le second traitera du surf avec tournage à La Torche. Quant à Ar-Men, il sera diffusé en septembre prochain sur Télé Brest. Cinéma : une fiction entre terre et mer |
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De Penmarc’h à l’Ile-Tudy en passant par Loctudy, Gilles Auffret, scénariste et réalisateur brestois, a promené, pendant six jours, sa caméra dans le Pays bigouden. Avec à la clé, Ar-Men, un court-métrage dont la diffusion est prévue en septembre prochain sur Télé Brest. Une fiction qui, en 15 minutes, aborde la vie des marins pêcheurs. Produite par Temps Noir, elle a aussi valeur pédagogique. Surtout elle est la première d’une série de trois volets consacrés au monde de la mer. Un tournage qui s’est achevé hier, en fin de matinée, devant les quais de la criée de Loctudy. Arrêt sur images. « Le film raconte l’histoire d’un gamin, fasciné par le phare Ar-Men et qui, pour s’en approcher, s’embarque pour la pêche », explique Gilles Auffret. « Une rencontre entre terre et mer » dont le prétexte est finalement la découverte de l’univers si particulier des marins pêcheurs. Six jours de tournage Un œil sur la caméra, une oreille à l’écoute des bruits alentours, Gilles Auffret et son équipe technique — une douzaine de personnes — s’affairent. Le tournage commencé voilà six jours touche à sa fin. Devant la criée de Loctudy, il ne reste plus qu’à imprimer sur la pellicule le débarquement du poisson. Une, deux, plusieurs prises seront finalement nécessaires. Mais lorsque s’éloigne Azur, le bateau de Jean-Marc Kerhom, tout le monde peut enfin souffler. « Le tournage s’est bien passé », constate de concert Gilles Auffret et Tristan Coloma, régisseur. « Si nous avions eu le même temps que lors des repérages, en mai dernier, il aurait été impossible de sortir en mer. » Là aucun de souci. L’équipe technique a pu embarquer à bord de la vedette SNSM. Méconnaissance du milieu Cette idée de mettre en lumière par l’entremise d’une fiction, elle trottait dans la tête du Brestois depuis longtemps déjà. « Lorsque j’étais plus jeune, j’étais moniteur de voile à l’Ile-Tudy. Lorsque nous rentrions, nous croisions souvent les pêcheurs avec qui nous partagions finalement le chenal. » Des pêcheurs dont il ne connaissait rien ou si peu. DEA de cinéma en poche, il écrit le scénario d’Ar-Men. Une fiction qui vise aussi à mieux faire comprendre le métier des pêcheurs. Sur Télé Brest « Ar-Men est le premier volet d’une série consacrée à la mer », explique par ailleurs Gilles Auffret. « Les scénarios sont déjà écrits. » Le premier aborde la course au large. « Le tournage se fera à Brest et Lorient ». Le second traitera du surf avec tournage à La Torche. Quant à Ar-Men, il sera diffusé en septembre prochain sur Télé Brest. Avant de vivre sa vie de court dans les différents festivals. Ligneur dans la vie et à l’écran Sur son ligneur, Jean-Marc Kerhom attend. Depuis trois jours, il a laissé son métier de marin pêcheur de côté pour jouer… au marin pêcheur. Une situation plutôt cocasse, qu’il prend avec beaucoup de philosophie et d’humour. « Ce n’est pas évident de jouer son propre rôle », note Jean-Marc Kerhom. Pour les besoins du court-métrage, il campe, Jean-Marc, un ligneur. Reste que « c’est plus difficile de faire semblant d’être soi-même », poursuit-il un brin amusé. Casquette vissée sur la tête, Jean-Marc Kerhom ne devait pas, initialement tourner ce court-métrage. Mais l’avenir réserve parfois des surprises. Jusqu’aux Glénan A bord d’Azur, de la criée de Loctudy aux abords des Glénan, il a, pendant trois jours, répété des gestes qui sont les siens au quotidien. Tout en se demandant bien où Gilles Auffret voulait en venir. « Les scènes n’ont pas été tournées dans l’ordre. C’est parfois difficile de comprendre le cheminement », explique-t-il. Si question dialogue, « cela n’a pas été méchant », c’est surtout le temps de préparation entre chaque prise qui l’a surpris. Mais qu’importe, ces trois jours-là, il n’est pas prêt de les oublier. Nonna Goanec, acteur d’un jour A 17 ans, Nonna Goanec vient de vivre sa première expérience cinématographique. Pendant six jours, il a campé Damien, un adolescent qui découvre le monde de la pêche à bord d’un ligneur de Loctudy. Lycéen en 1ère L à Cornouaille, le jeune homme, originaire de Saint-Guénolé, qui « aime bien le cinéma », n’a pas hésité lorsque Gilles Auffret lui a proposé de tourner dans son court-métrage. « J’ai dit oui pour le challenge ». Après, il s’est laissé guider. « Même si, cela n’a jamais été trop directif », explique-t-il. Sans vraiment improviser, Nonna reconnaît que le réalisateur lui a laissé une part de liberté dans son rôle. L’art d’attendre « Moteur. » Au signal de Gilles Auffret, Nonna Goanec s’élance vers la criée. Le jeune homme, qui porte le ciré jaune caractéristique des gens de mer, connaît parfaitement son rôle et ce qu’il doit faire. Comme de s’emparer d’un chariot, et de revenir en courant vers la cale pour y décharger la pêche du jour. Une scène qui, bien que jugée bonne dès la première prise, sera rejouée une seconde fois. Au cinéma, rien est vraiment simple. En six jours, l’adolescent en a d’ailleurs fait l’expérience. « Ce qui m’a le plus surpris, ce sont les horaires de travail », explique-t-il. « Nous tournions parfois très tôt le matin. » Avec, entre les scènes, un temps d’attente. Que le jeune homme a aussi appris à gérer. Le cinéma, c’est aussi l’art de la patience. Si ce tournage reste une « bonne expérience », Nonna n’envisage pas son avenir dans le cinéma. « Pourquoi pas. Mais ce n’est pas l’objectif. » - Stéphane Guihéneuf |
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