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Presse • Le Télégramme 3 |
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Le Télégramme | 10 septembre 2007 Édition Ouest Cornouaille | Page 15 Loctudy : le film Ar-Men vu de Boston à Brest En juin 2006, Gilles Auffret, breton désormais résident américain, posait ses caméras à Loctudy pour un court-métrage de fiction intitulé Ar-Men. En quatre questions, il revient sur cette aventure bigoudène qui se poursuit désormais sur les écrans. Ar-Men, votre premier court, a été tourné en juin 2006, dans le Pays bigouden. Dans quel cadre s’inscrit-il ? |
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Ar-Men a été écrit et développé au sein d’une trilogie marine, qui comptait trois films courts, mais qui, comme les Mousquetaires, s’est vue augmentée d’un quatrième élément. Ar-Men est le premier volet de cette série, les autres s’intitulent provisoirement Traverser, 44 degrés Nord et Sud équateur (*). Cette série de films se caractérise par son unité de lieu d’action : le bord de mer. Avec des ancrages maritimes distincts (pêche, voile, surf, sauvetage). Bien que les histoires ne soient pas liées, elles s’articulent autour d’un thème commun, le temps. Toujours, il s’agit du rythme d’individus face au rythme de la mer : des temporalités humaines contre un temps de la nature. Ar-Men a été présenté à Boston. Dans quel cadre ? Ar-Men a été diffusé lors du 12e Festival du film français de Boston, en avant-première du long-métrage d’Isabelle Czajka, L’Année suivante. C’est la première fois qu’un court-métrage est diffusé dans le seul festival américain entièrement dédié au cinéma français. En douze années d’existence, ce festival s’est imposé comme un rendez-vous cinéphile et francophile incontournable, à la fois pour les Américains férus de culture française (la Nouvelle Angleterre en compte beaucoup), et pour les distributeurs américains de longs-métrages. Quel en a été l’accueil ? La séance a fait une centaine d’entrées. Si le film n’a probablement pas plu à tous, j’ai toutefois eu des retours individuels, au sortir de la séance, puisque Bo Smith m’avait demandé de présenter le film à la salle. Les appréciations ont porté sur l’atmosphère du film, qui a été pressentie comme emprunte d’une culture forte (la Bretagne, bien sûr) ; sur le rythme assez lent, qui laisse la part belle aux personnages, plutôt qu’à l’intrigue ; sur la performance des acteurs, Jean-Marc Kerhom remportant tous les suffrages pour l’humanité qu’il dégage. À ce propos, l’étonnement a toujours été de mise quand j’ai précisé qu’ils étaient non professionnels. D’autres réactions, ont porté sur les aspects techniques : prise de vue en film 35 mm, prise de son. Sera-t-il possible de le voir en France (festival, télé…) ? Ar-Men sera diffusé sur Télé Brest, chaîne du câble qui, au côté du Conseil régional de Bretagne et du Conseil général du Finistère, a été partenaire. La société de production s’occupe de l’inscription du film dans divers festivals, parmi lesquels Clermont-Ferrand, Vendôme, Fréjus et bien entendu, Brest, qui est une compétition européenne. La première diffusion bretonne d’Ar-Men pourrait donc bien être dans ma ville natale, si le film est sélectionné, entre le 10 et 18 novembre 2007. Propos recueillis par Stéphane Guihéneuf (*) Tournage à Lorient, La Rochelle ou Marseille pour Traverser, à La Torche, dans Les Landes ou le Pays Basque pour 44 Degrés Nord, à Brest ou Le Conquet, et la Nouvelle-Calédonie pour Sud équateur. |
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