ArMen
BarreHorizontale
Presse
Coordonnees

Accueil

Scénario

Repérages

Tournage

Montage

Film

Production

Presse

• Index

• Le Télégramme 1

• Le Télégramme 2

• Ouest-France

• Le Progrès de ...

• Le Télégramme 3

Liens

Actualité

Le Progrès de Cornouaille | Juin 2006

Rubrique Culture | Page 18

CINEMA

Un court-métrage tourné à Loctudy

Le tournage n’a pris que six jours. Près de 80 minutes de rushes ont été mises en boite. Assez pour réaliser un court-métrage d’une douzaine de minutes, signé Gilles Auffret. Le réalisateur brestois a les traits un peu tirés, le soir du 6 juin. Chaque matin, lui et son équipe se sont levés vers 3 heures pour tourner des scènes à l’aube. « Mon film raconte l’histoire d’un garçon de 17 ans qui a une vision romantique de la mer. Il rêve de voir Ar-Men, le dernier phare avant l’océan Atlantique, raconte Gilles Auffret, auteur du scénario. Il embarque sur un bateau de pêche… et va découvrir le monde du travail le temps d’une marée. C’est en quelque sorte un voyage initiatique. »

Cette idée est née d’un souvenir de Gilles Auffret. « Quand j’étais étudiant, j’ai été moniteur de voile pendant cinq ans à l’Ile-Tudy. Tous les jours, sur le coup de 17 heures, on remontait le chenal vers Pont-l’Abbé. On y côtoyait des professionnels de la pêche sans vraiment les connaître. On ne savait pas où ni comment ils pêchaient. » Son film se veut également un documentaire sur la vie des pêcheurs. Beaucoup de scènes ont été tournées sur l’eau à bord du filayeur de Jean-Marc Kerhom, patron de pêche à Loctudy. « Son bateau était trop petit pour accueillir l’équipe de tournage, composée de huit personnes. Nous avons donc embarqué et filmé sur Margodig, le canot de la SNSM », raconte Gilles Auffret.

Diffusion en septembre

Ce court-métrage, intitulé Ar-Men, est le premier volet d’une trilogie sur la mer. Il est soutenu par la Région Bretagne, le Conseil général du Finistère et produit par la société Temps noir. Il devrait être diffusé en septembre sur Télé Brest.

Les deux prochains volets évoqueront la course au large et la passion des surfeurs. « Pour leur réalisation, il faut encore trouver des financements, souligne Gilles Auffret. Ce n’est pas évident. Le court-métrage n’est pas un genre très répandu à la télévision. » Néanmoins, le réalisateur n’est pas un inconnu ni un débutant. Gilles Auffret écrit en effet des scénarios pour TF1 et collabore aux ateliers de réécriture éQuinoxe, présidés par Jeanne Moreau.

- M.G.