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Montage |
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Thomas Fourel | Monteur son J’avais passé quelques semaines de vacances dans le sud de la France, et je remontais en TGV jusqu’à Paris, lorsque le portable a sonné ; c’était Aurélien, qui me proposait un montage son. Cela tombait bien, dans la mesure où je venais tout juste de m’équiper. C’est quelques jours plus tard que j’ai découvert, à Temps Noir, le film monté, et rencontré Gilles. J’ai par la suite commencé à travailler, et il passait de temps en temps voir l’avancement des choses. Je possédais pour ma part assez peu de sons de Bretagne, encore moins de Bretagne portuaire, mais Marie-Clotilde avait fait un super travail de sons seuls, en trouvant des lieux de vie qui correspondaient bien aux images. Les directs étaient par ailleurs assez nets sur l’ensemble du film ; je n’ai eu à refaire des bruitages que très rarement. En somme, l’essentiel du travail a été dans la recherche de textures sonores qui s’accorderaient à la déambulation du jeune Damien en VTT dans le port, puis à sa rêverie d’aventures devenue finalement réalité. C’est toujours agréable pour le monteur son de se trouver dans un lieu particulier, à savoir ici un port puis un bateau, car, en cas de travail d’ambiances (le film n’est pas franchement un film à effet…), on est toujours confronté à des textures inhabituelles : ce n’est pas l’appartement en ville ; c’est une maison de village où l’on va en bus, au milieu de nulle part. Ce ne sont pas des rues ; c’est un port dont il faut trouver la matière sonore. Et le travail n’en fut que plus intéressant confronté à l’oreille bretonne de Gilles, qui n’hésitait pas une seconde à me dire si, à son goût, l’équilibre entre oiseaux terrestres et marins était faux sur tel plan. Le travail devint plus compliqué pour la scène de pêche. Le tournage avait été évidemment complexe, et la prise de son en témoignait : beaucoup de matière, parfois trop peut-être. Il a fallu la réagencer, mettre des choses là où on n’aurait pas cru au départ pouvoir les mettre. Créer un chaos pour mieux rentrer tranquillement au port… Pour conclure, je ne puis que dire que, récemment, je me suis retrouvé à monter un film tourné à Brest. Face à la rade, j’ai eu envie, c’est peut-être un cliché, d’entendre une mouette. Et finalement, dans ma sonothèque naissante, je suis revenu à la bonne vieille mouette d’Ar-Men, large, portuaire, bretonne. |
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Lien IMDB |
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